jeudi, 30 juin 2005
Le coup de maître de l'Unesco
De l'agence onusienne, une convention internationale tend à exclure les biens culturels des débats de l'Organisation mondiale du commerce. Les Américains sont furieux.
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samedi, 04 juin 2005
Après le vote, la procession des fulminants
APRÈS LE VOTE
La procession des fulminants
Publié le vendredi 3 juin 2005
Les prétentions intellectuelles, voire théoriques, des « stars » patentées du journalisme et des « experts » labellisés par les médias valent, à leurs propres yeux, attestation de la légitimité de leurs fulminations et de la position hégémonique que celles-ci occupent dans les « grands médias ». Raison suffisante de publier ici, sous forme de tribune libre, la critique sans complaisance de Frédéric Lordon, chercheur, économiste. (Acrimed)
Que se passe-t-il dans les têtes journalistes ? Comme si les capacités d’accommodation mentale s’étaient trouvées saturées par l’ampleur du choc à assimiler, l’événement qui aurait dû produire le plus d’impact n’en a produit aucun : par l’effet d’une combinaison d’inertie et de stupeur, l’appareil médiatique continue sur sa lancée, et ressasse en boucle les mêmes consternantes ritournelles, après comme avant le référendum. A la vérité, on sait bien qu’il devrait être davantage question, dans cette affaire, de sociologie, et même de sociologie politique, que de sciences cognitives, quoiqu’il faille ne s’interdire aucune sorte d’explication pour rendre compte dans toute sa diversité d’un phénomène d’aberration discursive généralisée où l’on trouve aussi bien l’écholalie compulsive que la fulmination écumante.
17:55 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Europe
mercredi, 01 juin 2005
Les paris du non
Semaine du jeudi 2 juin 2005 - n°2117 - Dossier
Le « plus» d’Europe sera paradoxalement passé par le non
Même si le non français fait prendre du retard aux procédures, les passions déclenchées par la campagne n’ont-elles pas contribué à faire avancer l’idée européenne ?
Et maintenant? Après tant de fièvres, de passions, d’invectives, et maintenant que les jeux sont faits, on pense irrésistiblement à cette formule du philosophe Paul-Louis Lands-berg, mort en déportation en 1944: «S’engager, c’est adhérer à une cause imparfaite». Eh oui! Tout engagement est un pari. La première chose à faire aujourd’hui, si l’on veut conjurer un scénario de revanche et de règlements de comptes (notamment à gauche), c’est de reconnaître rétrospectivement «l’imperfection» des deux causes qui se sont durement affrontées. Celle du oui était imparfaite, en ce qu’elle mêlait les espérances et dangers. Celle du non l’était tout autant.
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09:54 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe



