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samedi, 11 mars 2006

Les dangers d'une guerre nucléaire au Moyen-Orient

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samedi, 07 janvier 2006

Sectes et religions

Suite à la chasse aux sorcières qui s'est répendue sur certaines minorités religieuses il est intéressant de se pencher sur une contre analyse effectué par Madame le professeur Morelli. Tout esprit ouvert sera intéressé par cette information dénuée d'esprit partisan.

Voir http://www.sectes-infos.net/Morelli.htm

samedi, 06 août 2005

Mettez plus de vie dans votre vie

Après la France, les USA, l'Afrique, la Suisse... le SUPERCOACHING arrive en Belgique au coeur de Bruxelles.

Une expérience à ne pas manquer.  A la portée de tous. 

Valérie vous accueille les 1er et 3ème samedi de chaque mois au Parc du Cinquantenaire (entrée av. de la Renaissance, côté aire de jeux, repère casquette rose) à 11h et 15h, pour 30 minutes de "RESSOURCEMENT ENERGÉTIQUE PAR LES MOTS"

Gsm:0484/655 197 

mercredi, 20 juillet 2005

Tolérance zéro sans limite d'âge en Californie

Tolérance zéro sans limite d'âge en Californie

Une fillette de 11 ans est inculpée «d'attaque avec arme mortelle» pour avoir jeté une pierre à son voisin de 9 ans qui lui lançait de l'eau.

Par Emmanuelle RICHARD

mardi 19 juillet 2005 (Liberation - 06:00)

Los Angeles correspondance

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vendredi, 08 juillet 2005

Heureusement, il y a encore des députés attentifs

>ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 22 juin 2005.


PROPOSITION DE LOI
CONSTITUTIONNELLE

visant à affirmer la primauté de la Constitution
sur tout traité ou droit dérivé de l’Union européenne,


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jeudi, 05 mai 2005

Ouvriers en containers

de Michel Collon


Extraits d'un reportage dans un quotidien belge de droite, La Dernière Heure, mars 2005. Les commentaires et explications sont d'eux. Mais cet exemple montre où nous mène le "modèle européen", lui-même lancé sur les traces du "modèle US"... Voici ce que la Constitution nous prépare... Vouloir rentrer chez soi à 16 heures pour passer un peu de temps avec ses enfants sera bientôt considéré comme un délit "anti-compétitivité" !

Des ouvriers portugais vivent dans des containers (14/03/2005)

Ils sont 130 et restent pendant 8 mois sur un chantier bruxellois parce qu'à 16h, les Belges rentrent chez eux...

BRUXELLES Le secteur de la construction est un secteur tout à fait particulier dans lequel le respect des délais est une valeur essentielle. Pour pouvoir terminer des chantiers à temps, il faut parfois mettre les bouchées doubles et les ouvriers doivent pouvoir travailler plus de 8 h par jour ainsi que les week-ends. Seulement voilà, en Belgique cela pose problème. Donc les entrepreneurs n'hésitent pas à faire appel, en toute légalité, à de la main d'oeuvre étrangère.
Sur un terrain proche du chantier de la nouvelle station d'épuration de la région de Bruxelles Capitale situé chaussée de Vilvorde, le long du canal de Willebroek, ce sont quelque 130 ouvriers portugais qui vivent dans des containers aménagés en habitation. De février à septembre, ils ne retournent que trois fois dans leur pays auprès de leur famille.
Mais pour ces travailleurs, tout est une question d'envie: «Les Belges arrêtent de travailler à 4 h de l'après-midi», expliquent-ils. «Quand ils sont partis, nous travaillons encore deux heures de plus. Et le samedi, nous sommes les seuls sur le chantier». Et en plus, pour ce qui est du salaire, ce n'est pas le Pérou. «On gagne un peu plus de 500 euros par mois», indique Carlos qui enchaîne: «mais au Portugal c'est difficile de trouver un bon travail. Mon fils de 20 ans est à l'université et ça coûte cher». En travaillant en Belgique, Carlos peut subvenir aux besoins de sa famille, quitte à vivre dans des containers aménagés.
Cet endroit peut paraître spartiate mais les ouvriers y ont leur petit confort. Ils vivent à deux par chambre. Des chambres de quelques mètres carrés à peine mais dans laquelle, grâce aux antennes satellites, ils peuvent avoir les nouvelles du pays sur les télés qui sont mises à leur disposition. Au réfectoire, la nourriture est adaptée. «On mange comme chez nous», dit Carlos. Par contre, «le vin qui est sur la table est à nos frais. Avec le repas, seul l'eau et les jus de fruits sont gratuits».
On imagine que la promiscuité ne favorise pas la vie privée mais les ouvriers s'en accommodent. C'est une question d'habitude. Joao Santos explique que «je suis en moyenne un mois par an à la maison. J'ai déjà travaillé en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en Suisse. Le travail en Belgique est mieux organisé. En Allemagne, c'est moins bien et les gens sont racistes». (...)

vendredi, 22 avril 2005

Stop à la puce sous-cutanée

Bonjour !

Voilà , le nouveau http://www.stop-puce.be est en ligne depuis hier soir. Nous vous invitons à le parcourir et à découvrir son clip d’introduction évocateur ..

Un groupe reçoit des nouvelles directement sur une messagerie. Si vous voulez en faire partie pour informer vos
amis, écrivez nous !

Lorsque, fin 2003 , nous avons préparé cette modeste
initiative , la possibilité d’en venir à des greffes
sous-cutanées chez les humains pouvait encore passer
pour une lointaine science fiction. Il n’en est plus
de même aujourd’hui et qui veut prendre la peine de
s’informer s’en apercevra rapidement .

La société toute entière semble atteinte de la fièvre
de la traçabilité : de la bouteille d’eau à l’humain,
en passant par tous les règnes de la création, on
s’apprête à tout " pucer " . A se demander comment
nous avons pu survivre jusqu’à présent sans cela..?!

Il y a des degrés dans l'ampleur du problème : déjà ,
le gouvernement électronique , qu'on nous présente
comme si merveilleux, ne va pas sans poser question.
En un temps où nous faisons mémoire d'Auschwitz , nous
devrions nous souvenir qu'être contraints de donner
ses empreintes digitales pour obtenir certains accès
n'est pas un geste anodin...De même, la transformation
d'une signature, d'un Nom , en numéro
d'authentification ne devrait pas aller de soi car
cela en dit long sur le regard de l'humain sur lui
mêmet sur les autres.

S’il ne faut certes pas cracher sur certains avantages
et facilités que peuvent apporter les nouvelles
technologies, nous ne voyons cependant pas de réel
gain our l’humanité à cette fièvre. Tandis que nous
en pressentons fort bien les inconvénients qui sont de
plusieurs ordres.

Or, on en est déjà parfois à devoir justifier quelque
chose qui nous semble pourtant aller de soi : Il n’y a
pas à " pucer " un être vivant, quel qu’il soit, et
encore moins un humain !

Cela ne nous semble pas davantage indiqué pour
chaque objet en particulier. Pourquoi nous entourer de
toutes ces vibrations , alors qu'il est déjà presque
certain qu'elles sont nocives pour notre santé et
attaquent notre A.D.N ?

Nous ne sommes pas des spécialistes. Simplement
quelques citoyens comme vous, qui invitons à
réfléchir, tant qu’il en est peut-être encore temps, à
ce qui est en train de nous arriver là …

A votre disposition, des documents à télécharger, dont
un appel international à une réflexion éthique, ainsi
que quelques nouvelles récentes ; un lien à une base
de nouvelles régulièrement mise à jour et des pistes
de réflexion sur des sujets annexes. Car nous ne
sommes pas face à un problème isolé, mais englués dans
une toile complexe !

De proche en proche , c'est notre vie entière et son
support, la Terre, qui nous échappent, alors que ,
beaucoup d'entre nous n'ont pas encore pleinement
conscience de ce que nous nous sommes déjà laissé
voler.

Faute de moyens, ce site est encore très modeste,
simple témoin de notre action qui a pour but premier
de sortir les informations d'Internet. L'internaute
averti saura trouver facilement de quoi s'éclairer
davantage .

Votre créativité et votre participation sont les
bienvenues ! Nous n’avons rien à vendre et, rien
d’autre à défendre que l'intégrité et la dignité
humaine ; le droit et la liberté pour nous même et les
générations futures. Ceci est affaire de tous !


Cordialement,
L’équipe du Collectif


Collectif de Résistance A la Puce
http://www.stop-puce.be
contact@stop-puce.be

Le temps des ruptures : énergies féminines et masculines en politique

Christian Cotten – 22 avril 2005



L’inconscient collectif français, depuis plusieurs siècles, a appris à saisir les opportunités historiques pour rappeler sa puissance de peuple souverain ; chaque français porte dans ses gênes la compétence à affirmer sa souveraineté de citoyen totalement déterminé à maintenir ses libertés individuelles.

Le temps des ruptures arrive donc à nouveau en ce mois de mai 2005.

La fracture est désormais ouverte, entre le pays réel et ses élites.

La confiance s’est envolée.

C’est un divorce.

Les femmes et leurs enfants sont les plus touchés par la précarité économique et les violences sociales. Beaucoup d’hommes ne sont pas en reste.

Au lieu d’aider les personnes en souffrance, le système institutionnel, pour une part, fabrique et amplifie les violences sexuelles, religieuses, ethniques, culturelles, sociales et économiques.

Nos dirigeants ne savent plus gérer les flux et l’intensité des masses monétaires. Les experts-comptables sont entrés dans la confusion mentale.

Nos politiques tentent pitoyablement de nous vendre un pavé indigeste en guise de constitution européenne, au moment où la majorité des français réclame une Europe beaucoup plus belle et puissante et constate en même temps que l’Europe que l’on entend construire ne peut être qu’encore plus violente qu’elle n’est déjà aujourd’hui.

Nous arrivons donc à la fin de la Vème République, quand les énergies masculines et violentes sont en rupture de plus en plus radicale avec les énergies féminines : nos capitaines d’industrie, nos banquiers réussissent des prodiges technologiques, industriels, financiers quand, dans le même temps, la précarité économique de plus en plus violente s’étend à tous les groupes sociaux et tous les âges de notre société.

Nous en sommes ainsi à l’euthanasie de la Vème République, quand un premier ministre et son ministre de l’intérieur se battent comme dans une cour d’école et quand, dans le même temps, le système judiciaire lamine des milliers de personnes par ses lenteurs, ses dysfonctionnements et ses corruptions politico-financières.

La souveraineté populaire européenne va naître le 29 mai prochain : les peuples d’Europe souhaitent tous ou à peu près que les Français disent Non le 29 mai prochain.

Ce sera là notre cadeau à l’Europe en devenir, alliance harmonieuse de très vieilles nations qui prennent ensemble le risque de créer un niveau de souveraineté populaire totalement novateur : la souveraineté de la nation européenne, comme l’on parle de la nation américaine, ce patchwork multicolore en même temps si profondément Un.

Restera ensuite à construire une nouvelle constitution pour la France, en harmonie avec celle de l’Allemagne et celles des pays du noyau historique de l’Europe.

Alors émergera l’évidence d’une constitution européenne de 20 pages sur laquelle tous les peuples d’Europe pourront être d’accord.

Depuis plus de 10 ans, des milliers de français ont compris que nous devions, ici dans ce pays, inventer de nouveaux modèles de société heureuse, faite de respect, de solidarité, de paix, de prospérité. Nos ressources nous permettent cela : créer paix et prospérité.

Il va simplement nous falloir inventer une nouvelles alliance des énergies féminines et des énergies masculines, une nouvelle alliance des nécessités et des désirs, une nouvelle alliance des contraintes économiques et du respect des besoins individuels de solidarité.

La créativité collective de ce pays est immense : pour le moment, assumons la rupture, allons voter le coeur léger et serein le 29 mai : non, nous n’irons pas vers toujours plus de violence et d’impuissance collective, qui est la voie proposée aujourd’hui sous l’emprise de la peur et de la confusion intellectuelle. Non, nous voulons construire sur la paix européenne la prospérité des personnes et des systèmes, dans l’harmonie et le respect. Le défi est immense, il est à la mesure de nos ambitions et de nos compétences d’intelligence collective.

Car après les ruptures et le temps du deuil arrivent toujours le renouveau et la naissance : quand les femmes auront pris le pouvoir et les rênes du jeu politique en absolue égalité numérique avec les hommes, alors, nous pourrons donner naissance à des modèles socio-économiques et politiques radicalement novateurs et manifester dans le champ politique cette nouvelle alliance des hommes et des femmes d’Europe.

Là est le sens du projet que Politique de Vie va mettre en place pour 2007 : soutenir les candidatures de 600 femmes aux élections législatives : 100 % de femmes candidates à l'Assemblée Nationale.

Christian Cotten

jeudi, 21 avril 2005

Le «oui» va mal.


Par Marie-José Mondzain

Désormais, la campagne pour le «oui» bat son plein.
Qu’est-ce que cela veut dire?
Depuis une semaine, et pour six semaines encore sans aucun doute, cela veut dire que l’acceptation du traité constitutionnel ne doit plus être l’objet d’un débat contradictoire et démocratique au sujet d’un avenir commun, mais un objet pris dans un pur rapport de forces.
Bras de fer contre un bras de terre, puisque que les champions du «oui» contrôlent pratiquement tous les médias. Les journalistes, consentants ou non, se trouvent destitués de la dignité de leur profession, de leur fonction d’information, de médiation entre les libres expressions de ceux qui veulent débattre, parler pour comprendre.
Désormais, on assiste à la transformation de la campagne du «oui» en programme de showbiz orchestré par des animateurs des spécialistes en divertissement. Les citoyens ne sont plus respectés, ils sont devenus un public à conquérir. L’électeur est un spectateur à qui l’on doit à tout prix éviter de penser comme on épargnerait l’ennui. Il devient une cible pour la vente d’un produit; ce produit, c’est le traité. La campagne est affaire de marketing.
Nous n’attendrons pas le 29 mai pour dire non à ce traitement indigne, qui augure assez bien de ce qui nous attend dans le cadre même du dit traité.
Il y a quelques années, nous avons déploré, quand nous n’en avons pas ri, que Berlusconi s’empare du pouvoir en animateur de télé dont il contrôlait tous les programmes. Il occupait la scène en amuseur brillant et demandait en séducteur à son public de lui faire confiance dans une double matière: celle de l’économie et celle du divertissement – car c’est tout un: là-dessus, la crise des intermittents a bien fait symptôme. Ils nous ont fait entendre un fort signal, ne l’oublions jamais.
Mais devant Berlusconi, nous avons alors pensé qu’une telle caricature de la démocratie n’était possible que dans un pays qui abritait sur son sol et par tradition quelques grands histrions du théâtre de la vie publique. Quelle erreur! Aujourd’hui, la classe politique au pouvoir en France n’a pas résisté à l’ivresse des plateaux, à la frénésie du spectacle, aux bénéfices de l’«entertainment». Dire «oui», c’est faire partie de la grande famille des permanents du spectacle.
Quel est le bénéfice attendu d’une telle parodie du vivre ensemble qui a dû être vendue à notre président par un conseiller en communication?
Il s’agit de fabriquer l’image avenante du ouiouiste européen qui ne fait plus obstacle à rien: non seulement, comme on nous le dit, à la libre concurrence, mais qui ne fait plus obstacle à quoi que ce soit. Le ouiouiste ignore tous les obstacles, ne résistant à rien ni à personne, toujours d’accord avec tous les accords, il est lui-même irrésistible.
Mode d’emploi: comment fabrique-t-on un ouiouiste? On le choisit, on l’invite, on lui serre la main. Puis on lui demande de s’exprimer, on l’écoute avec aménité, on lui demande ce qu’il n’a pas bien compris. On va tout lui expliquer, car s’il doute, s’il critique, c’est qu’il est encore trop jeune, encore ignorant, pas assez confiant. Il ne faut pas hésiter à lui faire peur, et le mieux est d’essayer de l’endormir. Après quoi, on mange, on boit, on fait de la musique, on va danser, peut-être.
Le profil européen du bon ouiouiste est celui-ci: il est jeune, il est beau, dynamique et confiant. Il a du travail, et s’il n’en a pas, il en aura dès demain matin. Il a un toit, et s’il n’en a pas, il en aura un après-demain. Il sera bientôt riche. Il voyage gaiement, parlant cinq langues, et partout où il va, toujours gaiement bien sûr, il a quelque chose à vendre. Il ne connaît qu’un transport: le wagon de marchandises.
Car le ouiouiste est toujours acheteur et vendeur de quelque chose.
Tout ce que fait le ouiouiste peut se vendre.
Tout ce qu’il désire s’achète.
Tout ce dont il rêve est en boutique.
Que le meilleur ouiouiste gagne – ou plutôt, celui qui gagne le plus est le meilleur ouiouiste. Un ouiouiste doit être gagnant.
Il vend tout, il achète tout, même la confiance, l’air pur, l’eau potable, le médicament. Il vend les OGM et il achète chèrement son bio. Mais il achète aussi le savoir, la pensée, la culture, la création de masse et la culture de classe, il achète les choses et les images des choses… Le ouiouiste est un consommateur effréné du bonheur, un boulimique de la communication, un accro du shopping tous azimuts. Il ne sait plus recevoir et il lui sera interdit de donner.
Telle est l’image que l’on veut nous vendre. Je crois qu’elle présente un avantage considérable pour nous qui résistons, c’est que le «oui» cesse ainsi de se respecter lui-même. Le fabricant du ouiouiste méprise et sous-estime sa propre créature.
Quel citoyen de bonne foi qui croit légitimement à l’Europe et qui acquiesce au traité, ne sera pas pris d’un haut-le-cœur et rempli de révolte, car il ne peut ni ne veut se reconnaître dans cette caricature de la citoyenneté?
Quant à moi, si je résiste aux sirènes ouiouistes, ce n’est pas par esprit de contradiction, ce n’est pas parce que je ne suis plus jeune ou que je n’ai plus d’espoir, que je ne crois plus au bonheur d’être ensemble.
C’est exactement tout le contraire.
C’est parce que je fais partie, avec une majorité croissante de citoyens, non seulement de tous ceux qui n’ont pas grand chose à vendre ni le fantasme de pouvoir tout acheter, mais de tous ceux qui avec moi et souvent bien plus que moi encore, passent leur vie non pas à vendre et à acheter, mais à donner, à transmettre, à éveiller les esprits, à célébrer la puissance de la parole, le sens des émotions, à échanger des idées et des signes, à poser des questions, à proposer des figures, certes fragiles, mais si précieuses, du partage.
Quelle que soit son histoire, toute vie d’homme trouve son prix non calculable, non mesurable dans le commerce gratuit du temps consacré à partager du sens et de l’espoir.
Dire «non», c’est ainsi poser la question de la communauté non pas en termes de pouvoir à prendre ou de pouvoir d’achat, mais en termes de partage et de reconnaissance.
Ce n’est pas une posture nihiliste ni rétrograde, car ce n’est pas au nom du passé que nous nous battons. Nous n’invoquons pas le charme monarchique d’un monde révolu, ni l’effroi du chaos. Non, nous nous battons pour une autre figure de l’avenir.
Cet avenir est à construire.
Par quoi je veux dire que dire «non» à ce traité constitutionnel n’est pas une position négative, mais bien au contraire la posture positive par excellence, affirmative, même, et constructive.
Nous devons travailler pour faire entendre de plus en plus clairement à quoi nous disons «oui».
À la question: «mais que proposez vous à la place du traité?», ne soyons pas embarrassés pour répondre: à la place du traité actuel, nous voulons un texte qui nous fasse une autre place. Et c’est cette place que nous voulons partager pour produire tous ensemble le texte qui construira l’Europe socialement et politiquement, c’est-à-dire une Europe où tous ceux qui n’ont rien à vendre restent notre bien commun le plus précieux.» [Marie-José Mondzain]

lundi, 18 avril 2005

Douze économistes contre le projet de constitution européenne

Introduction

Gilles Raveaud*, Aurélien Saïdi**, Damien Sauze***

La construction européenne est souvent présentée, à juste titre, comme un projet essentiellement économique. C’est au nom de l’efficacité supposée de la concurrence et des bienfaits attendus du « grand marché » que les principales politiques européennes ont été menées. Aujourd’hui, l’échec de ces politiques est patent : on ne vit pas mieux en Europe, et singulièrement en France, depuis que nos vies sont encadrées par la Banque Centrale Européenne, le Pacte de Stabilité et de Croissance, et les arrêts de la Cour de Justice des Communautés Européennes visant à faire appliquer le droit de la concurrence.

Affaire de temps, de patience ? On nous l’a longtemps dit. Mais notre patience a des limites. Et il est temps de voir la réalité en face : si l’Union européenne échoue à promouvoir le bien-être de ses citoyens, elle est remarquablement efficace dans sa capacité, depuis la signature de l’Acte Unique en 1986, à définir et à mettre en œuvre un nombre croissant de politiques. Ces politiques ont une caractéristique commune : elles recherchent la concurrence, plutôt que la coopération. Si le projet européen s’est identifié à ses débuts avec la pacification des relations internationales sur notre continent, il n’en va pas de même, depuis une génération environ, en matière économique et sociale. Dans ces domaines, c’est le chacun pour soi et la guerre de tous contre tous qui prévaut.

Cette situation, si éloignée de l’Europe sociale, démocratique et solidaire avec les pays pauvres que l’on nous avait promise, nous conduit à une certaine désillusion à l’égard de la construction européenne, comme nous l’expliquons dans le texte qui suit. Elle nous amène aussi à examiner de près le contenu du traité constitutionnel européen (TCE) sur lequel nous allons nous exprimer dans quelques semaines. Nous avons ainsi demandé à des économistes confirmés de nous livrer leur analyse du TCE. Pour eux, le jugement est sans appel : loin des lectures enchantées du texte, le TCE ne contient aucune « avancée »
substantielle.

http://econon.free.fr/index.html

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